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We can do it, we did it.

We can do it, we did it.
Une page se tourne, plusieurs même. Le livre de notre histoire se referme, sur sa dernière page. J'ai mis le point final à ce nous. Pardonne moi... mais je ne peux plus. Même si c'est dur à comprendre, même si tu es en colère, pardonne moi... Cela ne pouvais plus continuer ainsi...
Je suis perdue dans cette foule de sentiments qui se jettent sur moi. La bouche ouverte, les yeux dans le vague, quelques larmes dévallant la pente douce de mes joues, je n'y arrive plus. Je serais incapable de dire quoi que ce soit même avec la plus dure volontée du monde. De toute façon cette volonté je l'ai perdue. Même si ce nous était tout pour moi, je n'ai plus la volonté de me battre pour lui. Ce nous qui a su me faire si mal qu'il a réussi à me faire penser que si il se séparait en toi et moi, la douleur cesserait. Et la douleur croît. Parce que le toi s'accroche, ne semble pas comprendre que le moi ne reviendrait pas.
Nous avions frôlé cette rupture, nous l'avions touchée du doigt, puis nous sommes reparties, main dans la main. Mais nous n'avions pas volé assez haut pour dépasser ces disputes incessantes qui nous harcelaient. Jusqu'au non-retour, au non-respect, au sens-unique. Et j'ai lâché ta main, je suis retombée, me fracassant contre le sol comme un vulgaire sac d'os, mais le bruit sourd de mon corps touchant le sol résonne toujours. Les vibrations dues à l'impact se propagent, détruisant peu à peu tel un seisme dans mon âme, toutes les cellules de mon être.
Je sais, c'est moi qui ait lâché ta main, mais je ne tenais plus, mes doigts moites et glissants ont dérapé, et moi-même je ne veux plus. Je n'ai jamais voulu te faire mal, mais le nous n'était plus que physique.
Je ne rattrapperais pas ta main
.
Toi-même, je le sais, tu ne veux pas saisir encore la mienne, ton âme s'est détachée de la mienne lorsque ce Nous a touché la faille du doigt, ton âme n'a pas su tenir, elle est réstée là, collée au sol, regardant partir mon âme et nos enveloppes corporelles. Je sais que c'est douloureux. Et si je dois te laisser. On peut le surmonter. Mais pas ensemble.
Je t'aimais, et je t'aime toujours. Mais j'ai tellement mal, je veux que cela cesse.


"J'ai fermé les yeux, quelques secondes seulement. Je sentais que ça n'allait pas. Je sentais que si je les gardais ouverts, les larmes ne se retirndraient pas de dégringoler. Alors j'ai fermé les yeux, comme l'on ferme se bouche pour éviter d'en dire trop. J'ai fermé les yeux et elles sont parties, se sont heurtées à la mince paroi nerveuse de mes paupières et sont reparties. Mon regard humide et triste en disait trop. Il fallait le faire taire.
J'affiche une image heureuse de moi mais à présent, je joue. Comme si tout n'était qu'une simple comédie, je joue mon propre rôle sans être moi vraiment. Je vois bien que les personnes, les autres personnages de cette histoire croient en mon jeu et plus vraiment en moi... Cela se voit dans leurs yeux, comme dans les yeux d'un mauvais acteur faisant croire à la compassion, à la tristesse alors qu'il n'en est rien...
"

# Posté le lundi 25 mai 2009 14:30

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