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Je gardais tout à l'intérieur de moi et bien que j'eusse fait de mon mieux tout s'est volatilisé.

Je gardais tout à l'intérieur de moi et bien que j'eusse fait de mon mieux tout s'est volatilisé.
Elle est assise à son bureau. Elle a passé la journée à attendre. Elle ne sait plus rien. Elle s'est perdue. Elle ne sait pas pourquoi. Elle sait ce qui l'a perdue. Elle s'en veut, un peu, mais pas de quoi paniquer. Elle est triste, triste parce qu'elle se retrouve seule devant son petit ordinateur alors qu'elle avait pris goût à la compagnie. Elle les aura cherché. Elle ne les a pas trouvés. Elle veut plus que tout les retrouver. Elle pense que ça la videra de ses doutes. Elle a envie de tout changer. Elle a envie de devenir quelqu'un. Elle écoutes les dernières notes de piano et pense. Elle pense a tout ça. Elle cherche dans le coin de sa tête où elle a pu les mettre. Elle s'acharne la pauvre. Elle a comme un blocage dans la poitrine, comme un clou qu'on aurait planté d'un coup sec de sorte à ce qu'il ne puisse être enlevé. Elle n'y arrive plus. Elle se demande pourquoi. Elle veut savoir. Elle déteste son cerveau, cette masse gluante incrustée dans son crâne, qui pourrit, pourrit et l'entraîne dans une course sans issue. Elle aimerait ne plus penser. Elle plante ses doigts dans sa gorge, espèrant sûreùent faire sortir la chose qui la tord, la ronge. Elle sait consciencieusement que ce n'est pas la solution, alors elle essaye autre chose, elle saisit de ses mains frêles la lame rouillée qu'elle avait rangée sous son armoire et elle entreprend de faire sortir cette chose autrement, par la voie la plus directe, celle du sang. Elle réalise enfin. Elle sait que ce n'est pas la solution, pourtant elle obtient tant de soulagement par cet acte. Elle sait que le mal restera là, mais elle continue, elle y prend plaisir. Elle devrait s'arrêter. Elle s'y refuse, les yeux fermés, elle enfonce un peu plus la fine et douce lame comme au plus profond de son âme, de son coeur, le sang coule à la place de ses larmes, ce soulagement si intense, si plaisant, si bon. Elle y prend vite goût et ne s'arrète plus. Elle est prise de convulsions, de spasme et son corps se tord, se raidit. Elle aurait dû s'arrêter. Elle s'est arrêtée, comme son coeur pour un instant. Elle ne s'est pas retrouvée. Elle a perdu ses larmes. Elle attend toujours, ses doigts enfoncés dans sa poitrine comme pour y arracher un coeur qui lui fait trop mal, elle attend une fin, une main tendue, quelqu'un. Elle n'est pas encore adulte, elle s'est arrêtée sur le bord du chemin. Elle n'a jamais voulu grandir. Elle ignore si elle restera là longtemps. Elle ne se rends pas compte. Elle aimerait tant être vide.

It starts with
One thing
I don't know why
It doesn't even matter how hard you try
Keep that in mind
I designed this rhyme
To explain in due time
All I know
Time is a valuable thing
Watch it fly by as the pendulum swings
Watch it count down to the end of the day
The clocks ticks life away
It's so unreal
Didn't look out below
Watch the time go right out the window
Trying to hold on
C
e texte est fictif quoiqu'inspiré de la réalité.
Je vais comme je viens.
Les paroles sont de LP.

# Posté le jeudi 19 février 2009 15:39

Modifié le dimanche 22 mars 2009 08:37

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